Le 15/01/2026 à 19:21
Bitcoin face au quantique
Le Bitcoin, pilier de l'économie numérique, n'est pas considéré comme menacé à court terme par l'émergence de l'informatique quantique, bien que la recherche en cryptographie post-quantique s'intensifie pour anticiper les défis futurs.
L'écosystème Bitcoin observe attentivement les avancées en informatique quantique. La principale préoccupation théorique réside dans l'algorithme de Shor, capable de casser les systèmes de cryptographie à clé publique comme l'ECDSA (Elliptic Curve Digital Signature Algorithm) utilisé pour les signatures de transactions Bitcoin. Cela permettrait, en théorie, à un attaquant possédant un ordinateur quantique suffisamment puissant de déduire la clé privée à partir de la clé publique d'un portefeuille, ou même de forger des signatures.
Cependant, les experts s'accordent à dire que de tels ordinateurs quantiques, capables de briser la sécurité de Bitcoin, sont encore à des décennies de leur réalisation. De plus, toutes les adresses Bitcoin ne sont pas exposées de la même manière. Les fonds sur des adresses P2PKH (Pay-to-Public-Key-Hash) non dépensées sont sécurisées car leur clé publique n'est pas révélée avant la première transaction. Les algorithmes de hachage SHA-256, essentiels au minage et à la sécurité de la preuve de travail de Bitcoin, sont également considérés comme robustes, nécessitant une puissance quantique bien supérieure pour une attaque efficace via l'algorithme de Grover, qui ne ferait que diviser par deux la sécurité, la laissant à un niveau encore très élevé.
La communauté Bitcoin est proactive, avec des équipes de développeurs explorant déjà des mises à niveau vers des schémas de signature résistants au quantique. Des initiatives comme la compétition du NIST pour des standards de cryptographie post-quantique montrent l'engagement global à sécuriser les systèmes numériques de demain.
L'impact actuel sur le Bitcoin est donc nul, mais la préparation proactive de la communauté renforce la résilience à long terme de l'écosystème face aux défis technologiques futurs.
